
PIERRES ET TERRE 37
Ce numéro de Pierres et Terre a pour premier thème les Actes du Colloque transfrontalier d'Histoire des Mines qui s'est tenu à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre 2001.
SOMMAIRE
Éditorial, par Pierre FLUCK
Colloque de Sainte-Marie-aux-Mines, septembre 2001
P. FLUCK, J.-F. OTT, H.-E. BÜHLER & H.-P. BRANDT - Migrations de mineurs entre les diverses régions de l’Allemagne et Sainte-Marie-aux-Mines au XVIIIe siècle
H.-P. BRANDT - Liens généalogiques, culturels et économiques entre l’Alsace et le Hunsrück aux XVIIe et XVIIIe siècles
P. BENOIT - Aux marges de la province minière germanique : La mine de Pampailly
B. BOHLY - Contribution à la connaissance de l’extraction médiévale des non-ferreux en Alsace. La mine médiévale du Donnerloch à Steinbach (Haut-Rhin)
F. PIERRE - Le percement des travaux miniers au XVIIe siècle : de la pointerolle à l’usage de la poudre
V. DENNERT - Sur les traces d’Agricola dans la région du Rhin Supérieur
Varia
B. BOHLY - Les mines de fer du « Petit Château » à Wintzfelden (Haut-Rhin)
L’actualité de la recherche, massif vosgien (bilans d'actions des différentes associations et de nos partenaires)

Date de publication : 3 février 2021
120 pages A4
Broché. Poids 460 g.
Nombreuses illustrations en quadrichromie
Disponible (voir page contact) au prix
de :
15 €
Extrait
Édito
Pierre FLUCK
Président de la Fédération Patrimoine Minier
Pierres et Terre revient ! Étrange éditorial, que cette vision rétrospective à travers l’épaisseur transparente d’une tranche de temps de deux décennies ! Elle nous fait lire un événement – un colloque – dont on s’efforce de tirer les révélations, tout en les confrontant aux acquis de ce début de XXIe siècle pour oser les positionner sur le front de l’avancement des sciences.
Le numéro 36 de votre revue préférée remonte à 1996 : la Rédaction ne peut qu’afficher sa reconnaissance à nos « abonnés » pour leur infinie patience. Les causes de cette infidélité à une ligne éditoriale sont diverses. Nous mettrons au premier rang le manque de disponibilité de la toute petite poignée de bénévoles qui forment l’équipe. Mais aussi le fait que quelques belles autres réalisations ont vu le jour, mais en matière d’ouvrages – qui mobilisèrent les acteurs de notre association d’édition
–, éclipsant la préoccupation plus répétitive d’un périodique. Deux d’entre elles émergent, qui sortent résolument de l’ordinaire : les merveilleux « Voyages » d’Antoine Grimoald Monnet, un savant des Lumières injustement méconnu, et la réédition des « Mines et mineurs du Rosemont » du regretté François Liebelin.
Voulu pourtant dès 2001, plébiscité même, ce numéro 37 de Pierres et Terre est consacré aux Actes du Premier colloque transfrontalier d’histoire des mines et de la métallurgie, qui tenait lieu en même temps de quatrième du genre pour l’Allemagne du Sud-Ouest (cette partie de l’Allemagne qui regroupe les régions du Hunsrück, du Palatinat, de la Sarre et de Forêt-Noire). Pour la première fois, les chercheurs alsaciens et palatins scellaient ensemble les bases d’une collaboration. Le temps passant
cependant, les liens se sont distanciés nonobstant les engagements quasi-religieux des débuts, on le doit à la difficulté de trouver les financements pour la publication de ces Actes – que nous aurions souhaité intégralement bilingues –, à l’éloignement géographique des protagonistes, aussi à la maladie de celui qui était le véritable ciment de ce rapprochement franco-allemand, le regretté Hans-Eugen Bühler qui décéda le 17 février 2004. Quinze ans se passent : il nous faudra attendre 2016 pour que se reformule un rapprochement franco-allemand, non plus comme en 2001 un axe nord-sud entre chercheurs d’Alsace et du Palatinat, mais plutôt, à la faveur d’un projet INTERREG intitulé Regio mineralia, un axe est-ouest entre acteurs des Vosges et de la Forêt-Noire, c’est-à-dire davantage recentré sur l’entité « Rhin supérieur ». Et cette fois, le centre de gravité des préoccupations nouvellement formulées bascule pour englober le thème de la « révolution industrielle du Moyen Âge ». Si l’expression chagrine encore beaucoup de spécialistes, la contribution de Bernard Bohly sur le Donnerloch, au colloque de 2001, tient du travail pionnier. Car ce qu’il nous livre n’est rien moins qu’une insolente monstruosité, sans doute la mine à la fois la plus incongrue et la plus... (la suite de l'article dans la revue).
Extrait
Migrations de mineurs entre les diverses régions de l’Allemagne et Sainte-Marie-aux-Mines au XVIIIe siècle
Pierre FLUCK, Jean-François OTT, Hans-Eugen BÜHLER†, & Hans-Peter BRANDT
Résumé : Cet article marque l’éveil d’une histoire sociale des mineurs de Sainte-Marie-aux-Mines, à travers l’étude de leurs mouvements migratoires au XVIIIe siècle. On interroge successivement l’aspect démographique, leurs origines géographiques pour la période 1710–1750, le pourquoi de ces migrations, le profil identitaire des migrants, leurs ressources en matière de logements, leur intégration dans la population locale, enfin leurs départs après la fin des activités minières. Les registres paroissiaux éclairent la recherche des lieux d’origine. La Saxe vient en tête, suivie du Harz, de la Thuringe et enfin des familles catholiques issues du Tyrol. Un cas particulier est celui des migrants venus de Fischbach, non sans lien avec le fait que les concessionnaires de Sainte-Marie-aux-Mines étaient très présents dans cette région du Palatinat. Au plan de l’habitat, les mineurs choisirent de vivre à proximité de leur lieu de travail plutôt qu’en ville. Dans la décennie 1770 marquée par la récession, 165 mineurs quittèrent la région, émigrant vers d’autres territoires français, voire en Espagne.
Zusammenfassung : In den letzten Jahren wurden neben den wirtschaftlichen, politischen und technischen Ereignissen des jahrhundertealten Bergbaus in Markirch auch die sozialen Belange der Bergarbeiterschaft verstärkt behandelt, vor allem aber ihre Wanderbewegungen zwischen den großen Montanrevieren in Mitteleuropa. Die vorliegende Arbeit versucht, die bisherigen Erkenntnisse für das 18. Jahrhundert zu erweitern. Nach einem kurzen Abriss der Bergbau-Aktivitäten der Region werden folgende Fragen untersucht: Zusammenhang zwischen den wirtschaftlichen Voraussetzungen und der Anzahl der tätigen Bergleute; Herkunft der Bergarbeiterfamilien in der Zeit von 1710 bis 1750; Mögliche Gründe für diese Wanderbewegungen; Soziale Stellung der Einwanderer; Wohnstätten innerhalb des Reviers; Integration mit der heimischen Bevökerung; Abwanderung nach Auslaufen der Bergbauaktivitäten. Die Auswertung von Kirchenbucheintragungen zeigt, dass in den Jahren bis 1750 der Herkunftsort von 253 Familien ermittelt werden konnte. Darunter befanden sich 49 katholische Familien und 204 lutherische.
Größtes Einwanderungsgebiet war Sachsen mit der Stadt Schneeberg und Umgebung, der Harz, Thüringen ferner 24 katholische Familien, sämtlich aus Tirol. Schließlich kamen auch 25 Familien aus benachbarten Revieren des Elsaß. Bemerkenswert ist der recht hohe Anteil von Zuwandern aus Fischbach/Nahe mit 19 Familien, der seine Erklärung darin findet, dass die Konzessionäre der größten markircher Bergwerke
aus Herrstein und der Umgebung von Birkenfeld und Idar-Oberstein kamen. Die Bergleute wohnten in eigenen Siedlungen nahe der Stadt, in der Nähe ihrer Arbeitsstätte. In Fertrupt lassen sich 65 Familien nachweisen, in Rauenthal sind ausschließlich lutherische Bergleute tätig, während Echery eine gemischte Glaubensangehörigkeit aufweist. Mit dem Ende der Bergbauaktivitäten wandern manche Bergleute ab. Zwischen 1771 und 1780 scheinen 165 Arbeiter die Region verlassen zu haben. Die Kircheneintragungen geben nur für einen Bruchteil das Ziel der Auswanderung an. 30 Bergarbeiter wandern in andere französische Reviere, sieben nachNavarra und Spanien, nur drei kehren in der dritten Generation nach Deutschland zurück.
(La suite de l'article dans la revue).
Extrait
Liens généalogiques, culturels et économiques entre l’Alsace et le Hunsrück aux XVIIe et
XVIIIe siècles
H. Peter BRANDT,
Traduction de Pierre FLUCK
Résumé : L’Alsace et le Hunsrück, deux territoires de rive gauche des pays rhénans, ont en commun non seulement des caractères géographiques et géologiques, mais également un certain nombre de traits historiques et culturels. Les deux régions ont été, depuis le Moyen Âge, le lieu de la pomme de discorde entre la France et l’Allemagne, et n’ont jamais pu choisir et prendre en main leur propre destin. Dans cette communication, nous montrons, en nous appuyant sur des exemples significatifs, quelles ont été les conséquences de cette situation aux XVIIe et XVIIIe siècles pour ces deux régions, dans le domaine du commerce et des affaires, de l’économie des mines et des métaux, de l’histoire des familles et de la culture quotidienne. Les exemples concernent les familles nobles du Hunsrück qui étaient établies conjointement en Alsace, ainsi que leurs domestiques, leurs employés et leur personnel, ou encore les étudiants, juristes et ecclésiastiques strasbourgeois originaires du Hunsrück. Le cas le plus significatif est sans doute celui des migrations de mineurs ou d’employés de la métallurgie (aussi bien les directeurs que le personnel qualifié), dont on connaissait bien sûr la grande mobilité, mais dont les migrations entre l’Alsace et le Hunsrück ont été particulièrement fréquentes. On développera enfin l’exemple d’une famille Jäger, qui vint s’établir à l’origine à Strasbourg en provenance de la région du Main, avant de se replier en partie sur le Hunsrück, pour revenir à nouveau enAlsace au bout de quelques générations. Employés comme fonctionnaires, avocats, conseillers, chirurgiens ou pasteurs luthériens, ils choisirent leurs épouses dans le milieu des actionnaires des mines ou des directeurs des mines. En conclusion, on affirme qu’une telle analyse comparative apporte à la recherche sur les mines et les métaux des points de vue nouveaux, tout comme elle dévoile des racines historiques communes aux deux régions.
Zusammenfassung : Elsaß und Hunsrück (zwei linksrheinische Landschaften) haben nicht nur geographische und geologische, sondern auch einige historische und kulturelle Gemeinsamkeiten. Beide waren seit dem Mittelalter vielfach Schauplatz und Zankapfel zwischen Frankreich und Deutschland und konnten sich ihr Schicksal nicht aussuchen. In vorliegendem Referat wird anhand prägnanter Beispiele auf-gezeigt, wie sich dies in beiden Regionen im 17. und 18. Jahrhundert auf Handel und Wandel, Berg- u.Hüttenwesen, Familiengeschichte und Alltagskultur auswirkte. Die Beispiele beziehen sich auf Hunsrücker Adelsgeschlechter, die zugleich auch im Elsaß lebten und residierten, auf deren Dienerschaft, Handwerker und Personal, auf Straßburger Studenten aus dem Hunsrück, Juristen und Geistliche, die in beiden Regionen wirkten. Auffallend sind insbesondere die Wanderbewegungen der Berg- und Hüttenleute (der leitenden Direktoren ebenso wie dem zahlreicheren Fachpersonal), deren große Mobilität zwar allgemein bekannt war, die aber auffallend häufig zwischen Elsaß und Hunsrück wechselten. Beispielhaft wird schließlich eine Familie Jäger genannt, die ursprünglich vom Main nach Straßburg kam, von dort teilweise in den Hunsrück zog und nach einigen Generationen erneut ins Elsaß zurückkehrte. Die Träger dieses Namens betätigten sich im Hunsrück als Amtleute, Anwälte, Kammerräte, Chirurgen und lutherische Pfarrer, wobei sie wiederholt ihre Ehefrauen aus dem Kreis von Bergwerksaktionären (Gewerken) und Bergdirektoren wählten. Das Referat schließt mit dem Hinweis, dass derartige vergleichende Betrachtungen für beide Regionen neue Gesichtspunkte auch für der Erforschung des Berg- undHüttenwesens bringen und gemeinsame historischeWurzeln freilegen.
(La suite de l'article dans la revue).
Extrait
Aux marges de la province minière germanique : La mine de Pampailly
Paul BENOIT
Résumé : La mine de Pampailly a été exploitée à partir de la fin du XIVe siècle. Le pouvoir royal la considérait comme la première mine d’argent du royaume. Son importance explique l’intérêt que lui porta Jacques Cœur, l’homme le plus riche de France. Sa fortune lui attira de nombreux ennemis. Condamné en 1453, ses biens confisqués furent mis en vente. Faute de repreneur, le roi fit exploiter Pampailly par ses officiers puis il l’afferma. Ces péripéties ont laissé une documentation exceptionnelle. Les comptes de la régie royale citent 76 Allemands nettement moins nombreux que les Français. Les salaires des Allemands étaient plus élevés Ces spécialistes apportaient avec eux les techniques de leurs pays d’origine. Il est très difficile de savoir de quelles régions du monde germanique provenaient ces hommes. Les comptes révèlent la grande mobilité de la main d’œuvre. Certains mineurs allemands s’installèrent dans le Lyonnais et y fondèrent des familles.
Zusammenfassung : Das Bergwerk Pampailly wurde ab Ende des 14. Jahrhunderts ausgebeutet. Die königliche Macht betrachtete sie als die erste Silbermine des Königreichs. Seine Bedeutung erklärt das Interesse von Jacques Cœur, der reichster Mann Frankreichs. Sein Vermögen zog viele Feinde an. 1453 verurteilt, wurde sein konfisziertes Eigentum zum Verkauf angeboten. In Ermangelung eines Käufers ließ der König Pampailly von seinen Offizieren ausbeuten und verpachtete es dann. Diese Ereignisse haben eine außergewöhnliche Dokumentation hinterlassen. Die Buchführungen der Königlichen Regentschaft führen 76 Deutsche Arbeiter auf, weit weniger als die Franzosen. Die Löhne der Deutschen waren höher. Diese Spezialisten brachten die Techniken ihrer Herkunftsländer mit. Es ist sehr schwer zu wissen, aus welchen Teilen der germanischen Welt diese Männer kamen. Die Berichte zeigen die große Mobilität der Arbeitskräfte. Einige deutsche Bergleute ließen sich in der Region Lyonnais nieder und gründeten dort Familien.
(La suite de l'article dans la revue).
Extrait
Contribution à la connaissance de l’extraction médiévale des non-ferreux en Alsace.
La mine médiévale du Donnerloch à Steinbach (Haut-Rhin)
Bernard BOHLY
Résumé : Nous avons reconnu ce site d’extraction important lors d’une prospection en 1991. Plusieurs indices suggèrent que cette exploitation est antérieure à la Renaissance. En 1999, les travaux de déblayage d’une sorte de carrière, entrepris par la Com-Com de Cernay, a mis à jour une grande et profonde fosse d’extraction à ciel ouvert, dans laquelle s’ouvrent deux porches rocheux donnant accès à des prolongements souterrains. Une étude stratigraphique assortie de datations par 14C et
dendrochronologie a montré que cette fosse a fonctionné au XIIIe siècle, avec une reprise en 1478. En 2000, le déblayage a été poursuivi en avant d’un verrou rocheux qui ferme la fosse, découvrant une deuxième fosse encore plus gigantesque, qui s’enfonce sous le niveau du talweg. Au terme de ces deux campagnes nous avons tenté de mettre en évidence trois phases successives de travaux.
Zusammenfassung : Wir erkannten diese wichtige Abbaustätte bei einer Landesuntersuchung im Jahr 1991. Mehrere Hinweise deuten darauf hin, dass dieser Betrieb vor der Renaissance stattfand. 1999 wurde bei den Räumungsarbeiten einer Art Steinbruch, die von der Communauté de Communes Cernay durchgeführt wurden, eine große und tiefe Tagebaugrube freigelegt, in der sich im Felsen zwei Mundlöcher öffnen, die
Zugang zu unterirdischen Erweiterungen bieten. Eine stratigraphische Studie mit C14-Datierung und Dendrochronologie zeigte, dass diese Grube im 13. Jahrhundert in Betrieb war, mit einer Wiederbelebung im Jahre 1478. Im Jahr 2000wurden die Ausgrabungen vor einemFelsanker, der die Grube verschließt, fortgesetzt, wobei eine zweite, noch gigantischere Grube freigelegt wurde, die unter das Niveau des Talweges absank. Am Ende dieser zwei Kampagnen versuchten wir, drei aufeinander folgende Arbeitsphasen hervorzuheben.
(La suite de l'article dans la revue).
Extrait
Le percement des travaux miniers au XVIIe siècle : de la pointerolle à l’usage de la poudre
Francis PIERRE
Résumé : Ce thème d’étude de la SÉSAM s’est enrichi de données originales grâce, d’une part, à des résultats métrologiques dans une approche archéologique et à la découverte de textes jusque-là ignorés des historiens. Les comptes des mines du Thillot de 1617 révèlent les premières fournitures de poudre à canon pour un usage souterrain, et l’étude originale de la typologie des trous de tirs à la poudre a permis d’établir la chronologie des pratiques à l’usage des archéologues miniers. Les
mines de la Haute-Moselle ont permis de constituer une base de données sur les techniques de percement qui s’est exportée en Europe. Les outils et les stratégies demise en œuvre au front de taille correspondant à chaque phase de développement ont progressivement été trouvées. Deux galeries remarquables dans cette thématique de l’histoire des techniquesminières ont été classées et protégées au titre des Monuments Historiques.
Zusammenfassung : Dieses Studienthema der SÉSAM wurde mit Originaldaten angereichert, einerseits dank messtechnischer Ergebnisse in einem archäologischen Ansatz, und dank der Entdeckung von Texten, die bisher von den Historikern ignoriert wurden. Die Buchführungen der Le Thillot-Bergwerke von 1617 enthüllen die ersten Lieferungen von Schießpulver für den Untertagebau, und die ursprüngliche Studie über die Typologie der Schießlöcher ermöglichte es, die Chronologie der Praktiken für den Gebrauch durch Bergbauarchäologen zu erstellen. Die Bergwerke der Ober-Mosel ermöglichten den Aufbau einer Datenbank der Bohrtechniken, die durch ganz Europa exportiert wurde. Nach und nach wurden die Werkzeuge und Strategien für die Umsetzung am Arbeitsort gefunden, die den einzelnen Entwicklungsphasen entsprachen. Zwei bemerkenswerte Stollen zu diesem Thema der Geschichte der Bergbautechniken wurden als historische Denkmäler klassifiziert und unter Denkmalschutz gestellt.
(La suite de l'article dans la revue).
Extrait
Sur les traces d’Agricola dans la région du Rhin Supérieur
Volker DENNERT
Traduction de Pierre F LUCK
Résumé : À la suite d’un séjour de plusieurs années à Joachimstal, en Bohême, l’humaniste Georges Agricola, né en 1494, fit paraître son chef d’œuvre éditorial sur les techniques minières de l’époque. Les « Douze livres sur les mines » connurent rapidement une diffusion qui couvrit l’Europe entière. Dans le Rhin supérieur, les premières traces d’Agricola remontent à un échange qu’il eut avec Erasme de Rotterdam, qui s’est personnellement investi pour la première édition des « Douze livres » chez l’éditeur bâlois Froben. Il entretint une autre collaboration fructueuse avec Sébastien Munster, l’auteur de la « Cosmographie », une description approfondie du monde connu alors. Il subsiste quelques restes de l’échange épistolaire entre les deux hommes. La seconde édition de la « Cosmographie » en 1550 comporte la représentation détaillée des mines du val de Lièpvre, alors en pleine prospérité. Les gravures sur bois, aussi bien celles de l’œuvre de Munster que celles d’Agricola, furent réalisées par le graveur Rodolphe Manuel Deutsch qui travaillait pour Froben. Une survivance de l’inspiration d’Agricola est présentée dans le «Petit livre de lamonnaie » du conseiller bâlois Andeas Ryff. Celui-ci a tout simplement transposé sous la forme d’illustrations polychromes attractives divers éléments pris isolément dans les «Douze livres sur les mines »
Zusammenfassung : Nach einem mehrjährigen Aufenthalt in Joachimstal (Böhmen) veröffentlichte der Humanist Georges Agricola (1494-1555) sein redaktionelles Meisterwerk über die damaligen Bergbautechniken. Die „Zwölf Bücher über den Bergbau“ verbreiteten sich schnell in ganz Europa. Am Oberrhein gehen die ersten Spuren von Agricola auf einen Austausch mit Erasmus von Rotterdam zurück, der persönlich an der Erstausgabe der „Zwölf Bücher“ im Basler Froben-Verlag beteiligt war. Eine weitere fruchtbare Zusammenarbeit bestand mit Sebastian Munster, der Autor der „Cosmografie“, eine eingehende Beschreibung der damals bekannten Welt. Es gibt noch einige Überreste des Briefwechsels zwischen den beiden Herren. Die zweite Ausgabe der „Cosmografie“ (1550) enthält eine detaillierte Darstellung der Bergwerke des damals blühenden Lebertals. Die Holzschnitte, sowohl die von Munster als auch die von Agricola, stammen von dem für Froben tätigen Holzschneider Rodolphe Manuel Deutsch. Ein Überleben der Inspiration von Agricola wird im „Münzbüchlein“ des Basler Ratsherr Andeas Ryff vorgestellt. Ryff setzte einfach einzelne Elemente aus den „Zwölf Bücher“ in attraktive polychrome Illustrationen um.
(La suite de l'article dans la revue).
